Kapitel 3
You're not alone
Together we stand
I'll be by your side
You know I'll take your hand
When it gets cold
And it feels like the end
There's no place to go
You know I won't give in
No, I won't give in
. . .
Une semaine de perdu dans ma tête, perdu dans ce néant rempli de questions sans réponses ou remplis de questions avec des reponses que je ne veux pas entendre. Que je ne veux pas admettre. Je ne suis pas retourné voir mon frère depuis une semaine et tous les jours depuis cette dernière fois j'ai senti ce vide dans le creux de mon ventre. Ce n'est pas parce que je n'ai pas voulu aller le voir, oh non, j'ai juste été pris. J'ai cherché tous les jours ce qui pourrait bien aider Tom à s'en sortir. Mais je suis rester sans solution, sans issus. Rien ne pourra l'aider à part lui-même et, avec un peu de chance, moi. Moi, je pourrais peut-être l'aider.
Aujourd'hui, en ce moment même, je suis assis dans une grande salle. Sur les murs plusieurs affiches sont accrochées en tout genre, particulièrement, elles parlent de drogues, alcools ou différentes lois en faveur des jeunes. Il y a une grande table entouré d'une dizaine de chaises ou plusieurs jeunes sont assis, comme moi. Mais contrairement à moi, eux, sont là pour règler leur problèmes et moi je suis là pour régler le problème de mon frère. En fait, je me retrouve dans une thérapie de groupe. Le genre de trucs où, chacun leur tour, ils
racontent ce qui les a poussé à consommer, quelles substances ils ont bien pu prendre. Ils m'ont bien accepté car je suis là pour aider Tom. Quelques jeunes m'ont fait part qu'ils enviaient Tom, non pas pour ce qu'il fait, mais parce qu'il avait quelqu'un comme moi pour l'aider tandis qu'eux n'ont personne. Ça m'a fait chaud au coeur de me faire dire ça, mais Tom n'est pas de cet avis lui. À ce qu'on m'a dit ils ont essayer plusieurs fois de mettre Tom dans une thérapie de groupe, il venait mais ne parlait jamais. Il est présentement assis à côté
de moi, le regard dans le vide fixant un point inexistant sur le sol. Autour le monde parle et parle et parle, sans attendre sa réponse aux questions posées, anticipant d'avance qu'il ne répondera pas.
- Mais la drogue en tant que tel, qu'en pensez vous ?C'est quoi à part le p'tit buzz qu'il y a pendant x nombre de temps qui peut bien vous faire tripper autant ? dit soudaiment l'éducateur aux jeunes.
Son corps commence à trembler et il gratte ses mains doucement, s'ouvrant des plaies à peine cicatriser sur les jointures. Mon coeur commence à battre à un rythme maximale quand il ouvre la bouche,commençant à sortir des sons d'une voix rauque quelque peu rouillé, coupant toute discussion autour de lui.
- Au début, le feeling que ça peut faire, c'est bon, ça te fait oublier l'espace d'un instant que ta vie est misérable, que tout est mensonge autour de toi. Sur n'importe quelle substances, je déambulant parmis ces gens qui peuple ce monde, rêvant d'une vie beaucoup moins chiante. Je laissais le temps me démolir moi qui me croyait si fort, mais j'ai compris que rien ne nous accrochait à la vie.Je me répètais que les gens avaient tous tord, que l'espoir n'existait plus mais en cachette j'espèrais toujours ne pas avoir grandit, être rester un enfant innocent, ignorant du malheur de cette vie.Mais j'avais retrouver le sourire avec ce bonheur articificiel que je brûlaisdans une petite cuillère. Mais plus le temps avance, tu t'accroches de plus en plus à ce moment de perfection là, alors t'abuses toujours un peu plus les fois d'après, jusqu'au jour ou même si tu n'en veux plus tu continue d'en prendre et ton coeur se noircit d'amour pour ce qu'il a autour et d'un rouge vif quand tu vois cette putain d'aiguille que tu vas rentrer dans ton bras pour t'offrir ton petit plaisir, dit-il à présent avec de la rage dans la voix. Et.. Et.. Et moi qui, tout ma vie avait essayé d'être le meilleur dans au moins une matière pour le
dépasser lui, pour qu'on me remarque vraiment, que je ne reste pas dans l'ombre encore, j'essayais encore de me surpasser. Combien de fois on se fait dire qu'avec la drogue il y a un tolérance, mais mon corps ne tolèrait plus rien, même si j'me vomissais les trippes à chaque fois, il fallait que je continue parce que c'est tout ce dont j'étais capable de faire bien. J'étais bon dans rien à part... me pourrir la vie un peu plus chaque jours...
Les larmes coulent le long de mes joues, ainsi que sur les siennes, jamais une fois il n'avait lâcher des yeux ce point inexistant sur le sol. Sa voix augmentait pour redescendre dans un presque murmure. Puis, il a déposer sa mains sur ma cuisse environ vers la moitié de son monologue et ne l'a pas enlevé depuis. Je me risque maintenant à déposer la mienne par dessus et il ne l'enlève pas.
-... Continue, je suis là p'tit frère..lui-je.
-... Et souvent j'ai regretter, souvent j'ai voulu tout arrêter, mais je retombais dans l'ombre encore une fois.. avec ces coups qui fusaient de partout atteignant mon corps déjà meurtri.. J'aurais aimer ça lui dire que j'allais pas bien, que ça allait pas bien, que j'avais besoin d'aide mais il avait déjà choisi son chemin qui était.. sans moi. Je voulais juste.. Je voulais.. juste... Je veux aller dans ma chambre s'il vous plait...
- Tomas, continue, déballe ce que tu as sur le coeur, dit l'éducateur.
- Je veux aller dans ma chambre, dit Tom en se levant et faisant renverser sa chaise.
Il commence à se fâcher, mais me tient toujours la main. Je regarde l'éducateur et lui lance un regard pour ne pas qu'il insiste mais il ne semble vouloir que faire à sa tête.
- Tom, la rencontre n'est pas encore fini. Rassis-toi !
Il s'approche de l'éducateur en le fixant dans les yeux. Je suis obligé de me lever et de le suivre comme il tient toujours ma main. Il s'arrête à quelques centimètres du visage de l'éducateur. Tous les jeunes retiennent leur respiration face au spectacle qui se donne devant eux.
- Je veux aller dans ma chambre, ok ?
- Okay, ça suffit Tom.. Vient on retourne dans ta chambre.. lui dis-je calmement.
Je le tire par la main vers la sortie. Il me suit de reculons, continuant toujours à regarder l'éducateur qui ne bronche pas. Il a toujours été comme ça Tom..; Provocation jusqu'au bout. Il doit toujours montrer que c'est lui le plus fort et jamais ne baissera les yeux devant quelqu'un. Ce qui lui a apporté bien des ennuis aussi.
- Fais chier, putain.. Commence-t-il à dire après que nous soyons sorti de la salle.
- Calme toi, Tomi..
- Lâche-moi toi.
Il dégage sa main de la mienne. J'essaye de lui rattrapper mais il me repousse.
- Me touche pas. Putain, on est pas dans Brokeback Mountain.
Il avance d'un pas rageux à travers les couloirs et je le suis du mieux que je peux.
- Qu'est-ce qui t'arrives là ?
- Y m'arrive que j'en ai trop dit. Ce putain d'éduc m'en a trop fait dire.
- il ne t'as même pas forcé, Tom. Il ne t'a même pas parlé de toute la rencontre.
- Alors, pourquoi j'ai parlé ? Hein ?
- Parce que ça avait besoin de sortir tout simplement...
- Arrête tes conneries. De toute façon, j'me fou de tout le monde ici, j'ai pas besoin de la pitié des gens. Surtout pas la tienne.
- J'te donne pas ma pitié Tom. J'te donne mon aide. Regarde toi, t'es au bord de la mort, tu mange pas, tu dépense ton énergie à te massacrer le corps et tu te détruit le système avec les produits les plus chimiques. Si tu fais rien, tu vas finir par mourir...
Il s'arrête brusquement de marcher et se retourne vers moi. Nous sommes là, au milieu du couloir désert, à nous fixer dans les yeux et, peut-être, enfin sortir la vérité.
- Et peut-être que c'est ce que je veux ? Peut-être que je veux me laisser mourir aussi.
- Mais ce n'est pas ce que je veux moi.. lui dis-je d'une petite voix.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Retrouver mon frère et pouvoir le serrer dans mes bras.
- Ton frère n'existe plus, Bill.
J'arrive facilement à déceler une pointe de détresse dans sa voix, de regret peut-être.
- Il existe toujours, ça, je le sais.
- Alors, où est-il ?
- Juste ici..
Je pose doucement ma main sur sa poitrine à l'emplacement de son coeur. Quelques secondes passent pendant que nos yeux fixe leur jumeaux. Je cherche quelque chose dans ses yeux, mais je ne trouve pas quoi. Un sentiment, inconnu jusqu'à maintenant. Ou ce qui a bien pu se passer . Idiot, je le sais. J'essaye, avec le peu d'effort qui me reste, de faire renaître notre lien qui nous unissait autrefois.Ce lien que j'ai senti à la seconde où je suis rentré ici pour la première fois. S'il te plait Tomi, revient moi. J'essaye de.. j'essaye de rien. En fait, je ne sais pas quoi faire à part espèrer. Espèrer que mon frère me laisse l'aider, espèrer qu'il réussisse en s'en sortir. Espèrer qu'il commence premièrement à vouloir s'aider lui-même. Parce que, à ce qui parait, l'espoir fait vivre ? Et cette phrase, nous l'avons toujours détester, et tout les autres dans le même style. Car nous, c'est l'autre qui nous faisait vivre...
- Temps que mon coeur battera, le tiens battera aussi...
- Alors, tu ne dois plus sentir le tien battre, Billou.
- Je le sens toujours, et je sens le tien.
- J'ai cru que tu étais toute ma vie et que j'étais toute ta vie.
- Et maintenant ?
- Je crois que tu était toute ma vie, mais que je n'étais pas toute la tienne ?..
- Ne dis pas ça,
- J'le pense, alors maintenant, laisse moi tranquille, s'il te plait.
Et il part, marche quelques mètres et rentre dans sa chambre sans même me jeter un dernier regard.
Que s'est-il passé ? J'ai l'impression d'être en plein cauchemard. Ou dans un film psychologique auquel je n'ai jamais rien compris mais que maintenant je me retrouve l'un des personnages principales. Je dois trouver les réponses aux questions en essayant d'aller fouiller dans un passé que je ne connais pas. De rassembler tous les éléments pour y construire une histoire et enfin trouver le dénouement et y écrire la fin. Mais je n'ai pas encore assez d'élément à ce jour et je dois essayer, encore une fois, de faire parler un mur. Ce mur que je suis rendu à la moitié à escalader mais qui peu à peu me donne du lousse et me faire redescendre sur terre.
. . .
J'ai beau me répéter chaque jour un plan pour évacuer tout ce qui se trouve de pas bon dans la tête de Tom, j'me décourage chaque fois que je met un pied que je met un pied dans cette bâtisse qui me prend mon frère un peu plus chaque jours. Un instant, j'ai cru, j'ai oser croire, qu'il allait mieux mais ce n'était qu'éphémère. Ce n'était qu'un mensonge à ma propre personne.
Je rentre dans la cuisine et m'assois à la table accompagné de mes parents. Le souper que ma mère à l'air si succulent mais je n'ai pas d'appétit. Je repense cependant à Tom qui, lui, n'est pas en train de manger, qui n'a pas manger depuis quelques jours et qui maigrit à maigrit à vue d'oeil. J'attrape ma fourchette et la plante dans l'assiette de pâte pour la porter généreusement à ma bouche. Je mange,et mange sans m'arrêter comme si ma vie en dépendant. Mais c'est sa vie qui en dépend.
- Voyons Bill, ralentit, tu n'es pas affamé tout de même. Me dit ma mère.
- Moi non, mais lui oui ! lui repondis-je la bouche pleine.
- De qui parles-tu ?
- De Tom. Il parle de Tom, ma chérie. Dit mon père.
- Oh..
Je me tais et continue de manger. Je m'apprête à retourner dans mes réflexions mais la voix de ma mère me ramène sur terre.
- On aurait aimé, ton père et moi, justement te parler de ton frère.
- Hum.
- Oui, et je crois que tu peux commencer Simone. Dit mon père.
- Merci chéri. Quel courage !... Bon, tu sais que quand vous étiez jeune Tom et toi, vous n'étiez pas toujours les plus apprécier aux lycée. Vous étiez les petits voyous, enfin, surtout Tom mais tu le suivais pas mal dans tout ce qu'il pouvait bien faire. Toi, c'était plutot ton style qui venait à déranger les autres. Ils pensaient tous que tu allais virer gay et j'avoue que ton père et moi y avons cru aussi.
- Donc, parce que j'ai un look plus effiminé et que je suis mannequin, ça veut dire que je suis gay ?
- Nous n'avons pas dit ça, fiston. dit mon père.
- Si, et vous pouvez être sûre que je ne suis pas gay et qu'il n'y aura jamais de putain d'homosexuel dans cette maison.
- Ohh... fit mon père un peu déçu ou mal à l'aise.
- ...
- Bref, cette conversation mène où par rapport à Tomi ?
- Ça fait longtemps que nous t'avons entendu l'appeller comme ça. Me dit-il.
- Tu as quelque chose contre les homosexuel, Bill ?
- Non maman, mais y'a pas un gars dans cette maison qui va se faire défoncer le cul par un autre gars.
- Surveille ton language. dit mon père.
- Oh, je vois, me dit-elle en se levant de sa chaise et se penchant par dessus la table vers moi. Donc t'as quelque chose contre le fait que ton frère se fasse " défoncer le cul ", comme tu dis, par un autre gars ?
- Mais de quoi tu parles, dis-je en me levant. Tom être gay ? C'étais le premier à les insulter au lycée!
- Faut croire que vous n'êtes plus au lycée, hein !
- Tu racontes n'importe quoi !
- Ah oui, alors rassis-toi et je vais aller te chercher des preuves.
Je me rassois et ma mère disparait dans le salon. Je regarde mon père avec incompréhension. Il baisse les yeux et se reconcentre sur son assiette de pâtes. Ma mère revient dans la cuisine marchant d'un pas lourd. Elle m'enlève mon assiette et me crache au visage:
- Je t'enlève ton assiette, parce que les pâtes sont encore récupérable mais une fois que tu auras vomi dedans après avoir ouvert cet album, elles ne le seront plus.
Elle dépose ensuite l'album devant. Une fois l'assiette déposé sur le comptoir, elle croise les bras et me regarde. Mon père préfère se lever et sortir de la pièce. Je regarde attentivement l'album qui se trouve devant moi. C'est celui de Tom. Il met absolument tout dedans. C'est un gros dur sensible.
- Ouvre l'album maintenant, Bill.
Je la regarde même pas. Ça n'en vaut pas la peine. J'ai peur qu'elle dise vrai. J'ai peur qu'en ouvrant cet album j'y découvre un Tom, le Tom vrai que je n'ai pas connu. Que je n'ai pas eu la chance de connaître parce qu'il n'a pas osé. Parce que sûrement que lui aussi avait peur. Ma main se dirige toute seule vers l'album. Elle agrippe un des coins et soulève la couverture. Je tombe sur des photos de moi et lui. Un sourire se dessine sur mon visage. Mon sourire grandit au fur et à mesure que je tourne les pages. Je revois des scènes de notre enfance à Tom et moi. Des moments inoubliable que Tom a gardé pour nos mémoires. Les pages se suivent faisant
avancer ainsi les années de nos vies partagées. Puis, je commence à disparaître des photos. Mon sourire disparait quand je remarque des photos que, autrefois, j'étais dessus, mais qui, maintenant, sont déchirées pour ne laisser que mon frère. Ma gorge se serre et une drôle de sensation me prend le ventre. Comme si une boule de feu y prenait vie. Puis, je vois Tom seul ou entouré d'amis. Entouré de nos parents. Comme il a l'air heureux. Je m'attarde sur une page sur laquelle je suis revenu. Une photo de famille à notre fête de nos 16 ans.
Mes parents dans le fond qui se tiennent par les hanches avec des sourires heureux sur le visage. Moi, qui rit aux éclats entourant Tom de mes bras autour de son cou. Lui, me donnant un baisé sur la joue en souriant et me tenant fermement contre lui dans ses bras. Une larme s'échappe de mon oeil droit pour couler le long de ma joue. J'entend les pas de ma mère qui se rapproche de moi. Sa main se pose sur mon épaule doucement. Je tourne la pag délicatement pour ne pas brusquer ce souvenir rempli d'amour. La page suivante me laisse un froid dans le dos. Mon frère dans les bras d'un autre gars, heureux. Mon frère souriant de pleine dents avec ce même gars qui lui embrasse la joue. Puis, mon frère encore, mon Tomi, embrassant cette même personne. Il a des coeurs dessiner tout autour des photographie avec des " Je t'aime Derek " ou des " Je t'aime mon amour ". Ma respiration s'affolent. J'étouffe. Je tourne plus vite lespages. Il n'y a plus que des photos de lui et de ce Derek. J'ai mal au coeur. Je vais vomir. Puis j'arrête de tourner les pages. Mes fixent
cette note écrite d'un rouge sang sur un papier blanc qui se trouve au milieu d'une page sur un fond noir. Un rouge beaucoup trop sang...
Komm und Rette mich...
. . .
So far away
I wish you were here
Before it's too late
This could all disappear
Before the door's closed
And it comes to an end
With you by my side
I will fight and defend
I'll fight and defend, yeah, yeah
20 coms ?